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Ces Femmes dans les STEM en RDC

Le 20 avril dernier, nous présentions la Base de Données des Femmes en Sciences en République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de la 6e édition de la Semaine de la Science et des Technologies (#SST6RDC). Cette initiative lancée en début d’année a pour objectif de rassembler les femmes en Sciences, Technologies, Engineering et Mathématiques (STEM ou STIM en français) de la RDC en un réseau afin de déconstruire les stéréotypes sur les femmes et les sciences, de faciliter le partage d’informations et des opportunités, et de favoriser le mentorat et une représentation positive. En effet, nous sommes convaincues que nous, les femmes STEM, sommes plus fortes ensemble et que le monde gagnerait à mieux connaître.

C’est avec le soutien de la Fondation L’Oréal-UNESCO avec le projet For Women In Science, d’ONU Femmes, de la Banque commerciale du Congo (BCDC) et du Sultani Makutano que la soirée de gala de présentation officielle de cette base de données a été organisée. Pour l’occasion, huit Femmes STEM RDC (voir la photo ci-haut), nos « Amazones des Sciences », ont été mises en avant. Elles sont didacticienne des sciences, informaticienne, entrepreneure (biologiste), chercheuse (biologiste), physicienne, géologue, développeuse et pilote. Elles ont édifié, ému, séduit et émerveillé l’audience avec leurs histoires personnelles, leurs déterminations, leurs intelligences, leurs compétences, leurs sourires, leur bonne humeur, leurs sensibilités, leurs forces et leurs faiblesses. Je vous invite à lire le rapport de cette 6e édition publiée sur notre site Internet pour avoir les détails – www.semainedelasciencerdc.org. Ici, je voudrais vous donner un aperçu général de cette base de données six mois après son lancement.

Nous avons actuellement 397 femmes inscrites dont 362 dans les STEM et 35 en sciences humaines, économiques et sociales. Ces dernières ne sont pas prises en compte dans la présente analyse. Qui sont les autres ?

Les femmes de moins de quarante ans sont les plus nombreuses. Cela fait beaucoup des candidates potentielles pour me remplacer au poste d’Ambassadrice du Next Einstein Forum pour la RDC.

A l’école secondaire, la majorité d’entre elles ont choisi les options scientifiques, 49% étaient en biologie-chimie et 23% en mathématiques-physique.

A l’université, parmi celles qui étaient en mathématiques-physique, nous retrouvons la majorité des physiciennes (8 sur 11) et des mathématiciennes (9 sur 11), le quart des informaticiennes (21 sur 83) et 40% des ingénieures. Les physiciennes et mathématiciennes ensemble ne représentent que 6% de notre échantillon! Pourtant, dans le contexte de la 4e Révolution Industrielle, la RDC et l’Afrique auront besoin d' "armées" de mathématiciennes et de physiciennes avec des informaticiennes. Heureusement, ce dernier domaine intéresse les femmes en RDC. Elles sont les plus nombreuses dans notre base de données, 23% d’informaticiennes.

Parmi celles qui ont fait biologie-chimie au secondaire, nous retrouvons TOUTES les chimistes (18) et la majorité des biologistes (44 sur 54). Les autres se sont spécialisées en géologie et sciences pétrolières (12 sur 16), en sciences de l’environnement (12 sur 18) et en agronomie, bioingénieur et sciences agroalimentaires (31 sur 49). Pour un pays dont l’agriculture est un secteur dit prioritaire, avec près 80 millions d’hectares de terres arables, il faudrait plus que 14% (proportion dans notre base de données) de femmes qui se spécialisent en agronomie, bioingénieur et sciences agroalimentaires ! On retrouve aussi dans cette catégorie, le quart des informaticiennes (19 sur 83) et un tiers des ingénieures (18 sur 53) qui ont fait des études secondaires en option biologie-chimie.

Revenons sur les informaticiennes. Les autres femmes de cette catégorie ont fait des études secondaires dans les options Commercial et Administratif (16 sur 83), l’Enseignement Technique et Professionnel (8 sur 83), Latin-Philosophie et Littéraire (12 sur 83) et Pédagogie générale (5 sur 83).

La Pédagogie Générale est une option "traditionnellement" choisie par ceux et celles qui ont peur, détestent, se disent ou que l’on dit nuls en math. Eh ben, à part les informaticiennes, on y retrouve aussi des agronomes (5 sur 18), des biologistes (2 sur 18) et des ingénieures (3 sur 18). Quant aux 24 littéraires, cette autre option pour les « nuls en math ou en sciences », la moitié sont devenues informaticiennes ! Les 12 autres sont devenues médecins, biologistes, agronomes, spécialiste en sciences et techniques pétrolières, spécialiste en sciences de l’environnement et ingénieure. Pour des prétendument « nulles en maths », ce n’est pas mal!

Nous le savons, les choix faits au secondaire ne déterminent pas à 100% les options dans lesquelles nous nous épanouirons le mieux dans l’enseignement supérieur et universitaire. Mais une bonne formation au secondaire permet d’éviter bien des écueils plus tard. C’est dans cet esprit que les experts du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel viennent de proposer la fusion des options mathématiques-physique et biologie-chimie du secondaire en une seule option, l’option Scientifique avec une adaptation du régime pédagogique du domaine d’apprentissage des sciences. La RDC veut mieux préparer ses jeunes aux études universitaires. Cette fusion sera testée dans des écoles pilotes à partir de l’année scolaire 2020-2021 avec les programmes du Domaine d’Apprentissage des Sciences de la 5e et de la 6e secondaire générale (Humanités scientifiques 3 et 4) modernisés par le Projet d’Education pour la Qualité et la Pertinence des Enseignements aux niveaux Secondaire et Universitaire (PEQPESU). De même, un nouveau cadre stratégique de l’enseignement secondaire est en cours d’élaboration afin de repenser les filières dans les contextes du pays pour un système éducatif congolais plus performant.

Pour terminer, intéressons-nous aux secteurs dans lesquels évoluent ces femmes STEM RDC. Elles sont principalement dans le milieu scolaire, universitaire et institut supérieur comme étudiantes (23%) ou professeures, cheffes de travaux, chercheuses et doctorantes (7%). Les autres sont employées dans le privé, le public et le milieu associatif. Nous avons (seulement) 10% de CEO/Manager/Cadre. Mon amie, Nicole Sulu, Présidente du Réseau d’Affaires Sultani Makutano, me demandera certainement une stratégie pour augmenter ce nombre.

Quant à leur répartition géographique, elles sont majoritairement situées à Kinshasa (233 sur 362) et dans la diaspora (48 sur 362). Je suis heureuse d'avoir mes autres sœurs au Nord-Kivu (25), au Sud-Kivu (27), au Haut-Katanga (10), au Kongo-Central (6), à la Tshopo (5), en Ituri (2), au Kasaï-Oriental (2) et au Lualaba (1).

A toutes mes sœurs STEM, je dis merci. Merci d’avoir intégré cette base de données des Femmes en Sciences en République Démocratique du Congo. Votre parcours et votre expérience vont en inspirer d’autres, filles et garçons, hommes et femmes.

Les sciences et les technologies ne sont pas le remède miracle à tous les problèmes de notre nation, de notre continent, de l’humanité et de la planète. Elles peuvent même être parfois la source des difficultés. Néanmoins, elles nous offrent des outils, des techniques, une façon d’aborder et de réfléchir sur les problèmes qui nous permettent de bâtir un monde meilleur et viable pour nous aujourd'hui et ceux qui seront là demain (à condition quand même que nous collaborions avec les autres spécialités et expertises.

Vous êtes une femme congolaise ou originaire de la RDC, vous avez une formation dans les STEM ou vous travaillez dans ces domaines, si vous n’êtes pas déjà inscrite dans la base de données, nous vous invitons à le faire dès maintenant en remplissant le formulaire suivant : https://forms.gle/W9hD1z9ELv5X12fa8. Rejoignez la communauté et ensemble inspirons le monde et les futures générations.

 

Raïssa Malu

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